Ray Ban
En 1937, Bausch et Lomb mettent au point les premières lunettes Ray Ban, destinées à «l’US Army Air Corp», qui nous sont, aujourd’hui, très familières et connues sous le nom d’Aviateurs. Ce célèbre modèle, à la fine et caractéristique monture métallique dorée ainsi qu’à à ses verres antireflet en forme de gouttes d’eau, bénéficie de la technologie polarisée qui a été développée par Edwin H Land (fondateur de la «Polaroïd Corporation»). En 1940, Ray Ban devient le fournisseur officiel de l’US Armée en signant un contrat de collaboration destiné à développer la performance de ses produits solaires pour les pilotes de la force aérienne. Bientôt, l’accessoire est indissociable de l’uniforme du GI et symbolise, au sortir de la guerre, l’héroïsme de ces soldats qui se sont battus pour la liberté de tout un peuple. Douglas Mac Arthur, personnage charismatique, héro de guerre adulé et admiré de tous, est photographié, sur une plage des Philippines, auprès de son avion. En posant ainsi, au lendemain de la guerre, revêtu de son uniforme et chaussé de ses Ray Ban Aviators, il élève les solaires au rang d’objet mythique et leur attribue une valeur symbolique.C’est ainsi que le regard du monde se pose sur l’accessoire qui est, rapidement,convoité par la population américaine. Ray Ban change, alors, de stratégie de commercialisation ainsi que de concept en matière de production et enfin de cibles. Ses produits s’adressent maintenant, à tous les citoyens du monde. Les modèles se vulgarisent et la recherche et le développement qui était, alors, la raison principale de la collaboration entre Ray Ban et l’armée américaine, n’est plus, alors, du tout un critère prioritaire dans la stratégie de la marque. La production est, ainsi, lancée à grande échelle.
Les années 50 symbolisent la croissance économique et le faste de la société américaine qui veut, avant tout, oublier les horreurs de la guerre et sentir un vent nouveau souffler sur elle. Le monde découvre le cinéma hollywoodien qui répond parfaitement sa soif de vivre et de se divertir. De nouveaux héros débarquent alors sur les écrans, bien loin des combattants formatés de l’US Armée. Ces nouveaux mythes hollywoodiens incarnent le rêve etla prospérité des sociétésde l’après-guerre. A l’image de ce renouveau, Ray Ban veut lui aussi marquer les esprits et en 1952, il révolutionne le marché de l’optique en sortant son tout nouveau produit «La Ray-Ban Wayfarer.» conçu par le designer optique Raymond Stegeman. La traditionnelle monture en métal a été remplacée par une plus épaisse en plastique. Ce modèle s’adressait, au départ de sa création principalement, aux hommes mais bien vite les femmes jettent, elles-aussi, leur dévolu sur l’accessoire. Celui-ci connaît, donc, un succès immédiat et aussitôt les nouvelles icônes glamour du cinéma hollywoodien en font leur fétiche. Le succès est planétaire car Hollywood et ses étoiles éblouissent et leurs nombreux fans n’aspirent qu’à leur ressembler. Ray Ban comprend, bien vite, qu’il tient là un bon filon marketing et en 1980, la marque décide de monnayer l’apparition des produits de sa ligne optique à l’écran. Les plus grandes stars de la planète contribuent, ainsi, à la diffusion de cette nouvelle image de marque glamour égérie du troisième art. On assiste même à une véritable sacralisation de certains modèles comme leWayfarer. Tant de noms prestigieux nous viennent, alors, à l’esprit : Audrey Hepburn qui ne se séparait pratiquement jamais de ses petites solaireslors du tournage de Breakfast at Tiffanyen 1961. Nous pouvons, encore, citer les légendaires Bob Dylan, Andy Warhol, James Dean, John f. Kennedy, Marilyn Monroe, John Lennon et, plus récemment au cours des années 80, Tom Cruise dans le film Risky Business, Madonna, Michael Jackson, les membres de U2 et Don Johnson dans Miami Vice.
Les années 80 signent un retour en force de Ray Ban et de son modèle vedette : la Wayfarer (après une accalmie dans les années 70) dont le succès ira grandissant 10 années durant. En 1986, les ventes atteignent 1.5 millions de dollars. En 1981;il existait seulement 2 modèles de Wayfarer et en 1989, la marque en comptabilise plus de 40.Dans les années 1990, le style n’est, à nouveau, plus dans la tendance du moment et la marque décide donc de revoir les caractéristiques principales du produit afin de le rendre plus abordable en matière de confort et d’esthétisme.
Il faudra, cependant, attendre les années 2007 pour voir les ventes du modèle redécoller et regagner en popularité. En 2008 sort le film Twilight qui révèle le personnage d’Edward Cullen incarné par le très adulé Robert Pattinson qui y joue le rôle d’un vampire. Les yeux du bel acteur sont, alors, protégés du soleil par une paire de lunettes de soleil Ray Ban qui a, là encore, su pressentir le succès planétaire d’un chef d’œuvre cinématographique. De 2007 à 2008, les ventes de Wayfarer ont augmentées de 40%. Le modèle star de la marque est, actuellement, disponible en de nombreuses versions colorées toutes plus originales les unes que les autres. On constate, donc, que Ray Ban est une marque résolument dynamique qui a su échapper aux contre-courants des diverses tendances en matière d’accessoires de mode. Le groupe a donc su rebondir face aux diverses fluctuations du marché et son nom résonne, encore aujourd’hui, tel un hymne à une réussite planétaireainsi qu’à Hollywood et ses étoiles. Les plus grandes vedettes du monde entier savent, donc, que la marque est une valeur sure et qu’en devenant un de ses représentants, le succès est au bout du chemin. Elle véhicule en effet, depuis 1937, l’image d’un groupe international qui a su s’adapter, à tout moment, aux grands changements de société. C’est, aujourd’hui, un groupe pérenne qui nous réserve sans aucun doute encore bien des surprises car n’oublions pas que la tendance est, actuellement, à la mode rétro des années 60 et à ce titre, côté modèles légendaires, Ray Ban n’est pas en reste.
NEVER HIDE
C’est le nom de la campagne de publicité 2011 de la maison Luxottica pour le groupe Ray Ban. Littéralement : «Ne te cache jamais», la marque lance, ici, un message quasi-philosophique, sous forme de différents supports publicitaires (vidéos, photographies, affiches…) diffusés au cinéma, sur les réseaux sociaux, sur les sites web de partage de vidéos… Celui-ci s’adresse, principalement, à la jeune génération que la marque veut conquérir et qu’elle exhorte à affirmer et afficher pleinement leur personnalité propre et originale. C’est une lutte que Ray Ban engage en collaboration avec les jeunes à la faveur d’un certain anticonformisme s’opposant, ainsi, à la rigidité ambiante de la société. Elle met, donc, en avant la singularité de cette nouvelle génération et paradoxalement elle les invite à s’inscrire dans ce mouvement commun dont elle est l’instigatrice et requiert, ainsi, leur présence en qualité de représentants et de porte-paroles universels. Ainsi, chaque semaine, Ray Ban fait découvrir, à son public, une nouvelle scénette. Les acteurs, de parfaits inconnus, sont bien entendu triés sur le volet pour leur fort charisme et leur énigmatique fraîcheur. La vidéo intitulé «Tomatina» a, immédiatement, plu au public surement pour sa fin originale.
En outre, des artistes de renom ont collaboré à la campagne lunettes Ray Ban Never Hide tels que Paul Reillyet et David Sossella.
Le 13 mars dernier, Ray Ban a voulu toucher directement son public en allant à leur rencontre dans les rues des plus grandes villes de la planète (Paris, New York, Londres, Barcelone…). Ces inconnus se sont, ainsi, laissés photographiés arborant une paire de lunettes de la marque. A cette occasion, le groupe s’est doté de 12 écrans géants diffusant, en permanence, les milliers de portraits de ces stars d’un jour arborant leurs lunettes de soleil.
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